Kimbia Kenya

Kenya – Anne-Sophie raconte son projet de trail solidaire

By 19 décembre 2018 No Comments

Kimbia Kenya

Anne-Sophie raconte son projet de trail solidaire !

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Anne-Sophie enseignante depuis 13 ans a décidé d’allier sa passion du trail et son métier. En effet ses vacances scolaires de février ne seront pas de tout repos ! Elle embarquera le vendredi 8 février pour le Kimbia Kenya 2019, avec un double projet en tête : participer au trail et s’engager dans une action solidaire avec sa classe de CM1. Nous l’avons rencontré pour en savoir plus.

Présentez-nous votre parcours, tant sportif que professionnel ? 

« J’ai un parcours sportif atypique, je faisais du basket-ball depuis 25 ans, en Nationale 3 et Nationale 2. Un jour, j’ai commencé à en avoir assez d’être enfermée dans une salle, j’avais envie d’être dehors, d’être plus libre et de pouvoir gérer moi-même ma pratique sans avoir un coach sur le dos. Il y a donc six ans, après 25 ans de basket-ball, j’ai décidé de me mettre à la course à pied et je ne regrette pas mon choix. La notion de collectif est différente dans les deux sports ; même si la course est un sport individuel, il y a du collectif et de l’entraide.

Du point de vue professionnel, j’enseigne depuis 13 ans, j’ai une classe de CM1 depuis cinq ans dans une école à Rezé proche de Nantes. »

Quelle sportive êtes-vous ? 

« Depuis que j’ai commencé, je pratique la course à pied à haute dose. Avec mon club, j’ai deux entraînements par semaine et une sortie le weekend. En fonction de mes objectifs, je fais un planning d’entrainement, qui me permet de m’adapter en fonction de mes contraintes professionnelles. En général, je suis à quatre entraînements par semaine, avec un entrainement piscine en supplément et une séance de renforcement musculaire tous les jours. Quand je suis en forme, je peux faire entre sept et dix heures d’entraînement par semaine.»

Avez-vous déjà participé à des trails à l’étranger ? Qu’est-ce qui vous attire dans ces séjours ?

« J’ai déjà réalisé un trail à étapes (il y a deux ans en Guadeloupe) qui m’avait beaucoup plu. C’est assez simple, dans la vie j’ai quatre passions : le sport, les voyages, la montagne et mon travail. Je trouve que les trails à étapes réunissent plutôt bien mes passions. Le Kimbia Kenya m’a conquise puisque je peux pratiquer mon sport tout en menant une action solidaire dans les écoles du Kenya. Ce qui m’attire dans ces séjours à l’étranger, ce n’est pas uniquement la découverte de paysages, c’est surtout de pouvoir découvrir un pays, de rencontrer des locaux et de voir leurs modes de vie.  »

D’où vous est venue l’idée de participer à un trail solidaire ?

« J’avais déjà fait un projet solidaire pendant mes études, quand j’étais encore stagiaire. Nous étions trois collègues à être partis au Burkina-Faso. Nous avions fait un échange entre nos classes en France (CM1 et maternelle) et une école du Burkina-Faso. Pour ce projet nous avions fabriqué un livre avec les plus grands et des jeux avec les plus petits. Cet échange m’avait beaucoup plus, j’y suis d’ailleurs retourné. Pour le Kimbia Kenya, comme je partais avec une association, j’ai demandé à rester dans une école et de pouvoir être accueillie par une famille. Quand l’association m’a confirmé que c’était possible, j’ai alors lancé le projet éducatif et solidaire avec ma classe. »

Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet ? 

« Pour l’instant, avec la classe nous avons écrit les représentations que les élèves se faisaient de l’Afrique en (français), et les représentations que les élèves se faisait du Kenya (en anglais car sur place l’échange se fera en anglais). En ce moment, nous sommes en train de travailler sur une présentation orale, filmée en anglais. Ensuite, nous leur écrirons une lettre collective ainsi qu’une lettre individuelle.

Après les vacances de Noël, l’objectif est de fabriquer un jeu de cartes qui servira à la fois de “Jeu de 7 familles”, “Qui est-ce ?” et de “Memory”. Ces jeux de cartes auront des thèmes que l’on définira ensemble avec les enfants, comme par exemple une famille sur les fruits ou une autre sur les sports. Et dans chacun des thèmes, on présentera ce qui est le plus commun et habituel en France.

On travaillera également sur une journée type du français comme par exemple, l’heure à laquelle on se lève, on mange ou on va à l’école. Ce projet sera écrit en français et en anglais. Une fois sur place les élèves kényans feront la même chose mais écrit en anglais et en swahili. »

Quel est le regard des enfants français sur le Kenya ?

« Le regard des enfants sur le Kenya est très varié. Ils parlent souvent des paysages, de la nature ou de la chaleur. Ce qui ressort beaucoup, c’est la pauvreté et le peu de moyens de transport. Dans ma classe, j’ai beaucoup d’enfants originaires d’Afrique du Nord et des pays du Maghreb qui me parlent des marchés et qui font des comparaisons avec d’autres pays. En général, ils se rapprochent de la réalité. Certains sont conscients qu’il y a des grandes villes et des villages alors que certains pensent qu’il n’y a que des cases et des cabanes.

Pour leurs donner une meilleure idée nous avons regardé le film « Sur les chemins de l’école ». »

Allez-vous leur ramener des souvenirs  photos ?

« Oui je vais leurs ramener des photos et je vais aussi filmer les enfants sur place quand ils vont se présenter pour pouvoir travailler dessus après en France. Le but est de vraiment leur donner envie de découvrir autre chose et leur faire prendre conscience que c’est différent dans les autres pays. Je pense que ça va être un apport culturel mais aussi linguistique très enrichissant. Je leur ramènerais aussi tous les jeux fabriqués ainsi que la journée type que nous aurons construit avec les élèves Kenyans. »

Comment préparez-vous votre trail ?

« J’ai repris la course en septembre à cause d’une blessure au genou, mais en ce moment je me repose car j’ai repris un peu fort les entraînements. Je me suis fait un programme d’entrainement jusqu’à février que je vais essayer de suivre au mieux, en l’adaptant pour arriver en forme et profiter pleinement du voyage. Je n’ai pas envie d’avoir peur de me blesser arrivée la bas. »